Jour 10

Aujourd’hui, nous avons continué les travaux à Quilima. On a fini de repeindre une des chambres d’enfants. Les vitres ont été soigneusement grattées et lavées. Comme plusieurs carreaux étaient cassés ou manquants, et étaient simplement recouverts de dessins d’enfants sur du papier, nous les avons remplacés. On a acheté de nouvelles vitres en allant au marché hier et Charles a fait de petits miracles pour les installer.

Pour la serre, il restait à attacher solidement le contour du toit. Quatre des nôtres ont commencé à recouvrir les murs intérieurs de la serre. La technique consiste à lancer une motte de reboque sur le mur — au risque de recevoir de grosses éclaboussures dans le visage — et à l’étendre ensuite avec une truelle. Lise en avait jusque sur les dents; Maude avait le lancer sûr.

À Santiago de Okola, seuls un Bolivien et un chien attendaient l’arrivée de nos troupes pour se mettre au travail. Le Bolivien a commencé à travailler à la construction de la structure du toit, mesurant, coupant et clouant des poutres de bois. Laurier s’est rendu utile en l’aidant à prendre des mesures et en l’assistant dans toutes ses tâches sans prendre la moindre pause. Les autres ont transporté des poutres. Les petites poutres devaient être portées par deux personnes et plusieurs grosses nécessitaient trois porteurs.

Il a aussi fallu finir de transporter les briques. Mario poussait la brouette où il empilait des charges impressionnantes. Il y avait aussi un mur d’adobe devenu inutile que Mario s’est occupé de démolir pour en réutiliser les briques ailleurs. Chaque brique détachée était passée de main en main dans un travail à la chaîne efficace.

L’avant-midi s’est terminé tôt, faute de clous. Tous sont revenus manger une bonne soupe et Josée est allée chercher des clous.

Dans l’après-midi, on avait besoin de moins de travailleurs sur les sites. Plusieurs d’entre nous sont allés prendre une marche, Chantal et Audrey allant monter au sommet de la tête du Dragon dormido. Sun et Laurier ont fait de même, mais sans suivre le sentier, ce qui les a amenés à réaliser une escalade de plusieurs heures. C’est parce qu’ils ont suivi un chien qu’ils ont baptisé Lorenzo. Quand l’exercice est devenu trop difficile, Lorenzo les a quittés pour se joindre à Chantal et Audrey. Finalement, tous les quatre se sont retrouvés au sommet avec le chien et ont pu redescendre par le sentier.

Nous avons pensé vous parler aujourd’hui des trois Boliviennes qui nous accompagnent dans ce projet. Il y a Teresa, dirigeante de l’organisme Renacer. Cet organisme s’occupe de faire construire des serres et des poulaillers dans les villages qui en ont besoin. Teresa est agronome et comptable. Elle vit à El Alto, en banlieue de La Paz, mais elle est avec nous pour la durée du projet. Dans un petit discours, le soir du jour de l’An, elle nous a dit qu’elle était très nerveuse à l’idée d’accueillir un si gros groupe. C’était une première pour elle. La nervosité l’avait même rendue malade, mais elle était très émue que nous soyons enfin tous réunis. Elle va mieux maintenant, après deux injections, et elle s’occupe de nous sans cesse, toujours au téléphone à appeler les taxis, régler les problèmes, trouver les outils, tout cela pour assurer la bonne progression des projets. Elle apprécie beaucoup l’enthousiasme de chacun de nous. Elle a trois grands garçons qui sont avec leurs grands-parents pendant qu’elle est ici avec nous. Elle se déplace au gré des différents projets entrepris par Renacer. Quand nous serons partis, elle continuera à surveiller la poursuite des travaux que nous n’aurons pas terminés. Elle réussit quand même à passer beaucoup de temps chez elle à El Alto. Dans ses temps libres, elle aime le karaoke, qui lui permet de crier pour toutes les fois où elle ne peut pas le faire au travail.

Veronica travaille avec elle au sein de Renacer. Elle a également étudié en comptabilité et en secrétariat. Elle s’occupe de tâches administratives au sein de Renacer. Cela l’amène à rencontrer les autorités des villages qui demandent l’aide de Renacer. Elle est la plus jeune d’une famille de trois enfants. N’ayant ni mari, ni enfant, elle vit avec sa mère âgée qui a besoin de soins. Son frère peut aider un peu aux soins de sa mère quand elle s’absente. Elle aime aussi le karaoke et aller danser, mais elle craint un peu la grande ville et préfère se réunir avec ses amies du collège pour boire et manger des grillades dans une ambiance de fête.

Parlons maintenant de Rocio qui a fait quatre années d’université en administration. Elle assure la gestion de l’auberge où nous logeons. C’est son oncle qui en est le propriétaire. Malgré son titre, elle a l’humilité de travailler à la cuisine de 7 h à 20 heures. Elle dirige la préparation des repas avec Josée, et nous sommes les cuistots qui coupons les légumes. Elle fait de la bonne limonade. Elle est contente de nous côtoyer toute la journée, parce qu’elle apprend beaucoup de choses, comme quelques mots de français ainsi que notre culture et notre cuisine, car les repas sont souvent des hybrides entre cuisine bolivienne et canadienne. Elle est célibataire sans enfants et elle aime aller danser. Elle vit à El Alto et passe presque tout son temps à l’auberge quand les clients sont nombreux. La haute saison va de novembre à février. Le reste de l’année, les clients sont rares.

Ces trois femmes adorent les animaux. Elles ont toutes des chats ou des chiens, et ont même de l’affection pour les chiens errants qu’elles trouvent si gentils. Actuellement, Rocio s’occupe des chats de ses grands-parents qui ont une maison à Santiago de Okola, mais qui sont absents en ce moment. Elles prennent leurs repas avec nous et nous apprécions vraiment leur compagnie.

Isabelle et Maria

Jour 9

Pour ce blogue, nous avons décidé de présenter un bilan de mi-mandat des projets.

À Quilima, il y a 3 projets en cours dans l’école du village

  • Construction d’une serre
  • Maintenance et amélioration des chambres du pensionnat dans l’école
  • Préparation de la construction d’un poulailler

La construction de la serre est presque terminée. Notre équipe s’est affairée sur ce projet depuis notre arrivée. Les murs sont montés, la toile sur le toit est installée, il reste à étendre le reboque, l’installation des fenêtres et de la porte.

Le reboque est une pâte composée de sable et d’eau qui sert à sceller les briques et à recouvrir les murs.

La première chambre a été sablée, réparée et peinturée. La dernière couche de peinture a été donnée. Ce projet a posé beaucoup de défis à notre équipe en raison du manque de matériel, mais nous avons trouvé des solutions pour faire avancer les choses. Présentement, une deuxième chambre est entamée par les travailleurs locaux. Nous sommes maintenant prêts à peinturer. Les fenêtres de chambre brisées sont prêtes à être changées.

Pour le poulailler, notre tâche s’est limitée à transporter les briques, mais ce sera les travailleurs locaux qui en feront la construction à la suite de notre départ. Ce projet est donc terminé pour nous.

À Santiago de Okola, il y a 4 projets en cours :

  • La peinture des fresques (les murales)
  • La construction de la serre
  • La construction d’un poulailler
  • La construction d’une maison de lombricomposteur

La peinture des fresques est terminée (voir le jour 5 du blogue). Notre équipe est fière de ce projet puisqu’il embellit l’espace public communautaire.

La construction de la serre a débuté il y a 3 jours. Les travaux évoluent rapidement puisque les travailleurs locaux sont de la partie. Déjà, les murs sont montés, et les adobes (briques) sont transportées. Un ouvrier prépare constamment le reboque, pour la construction des briques, et éventuellement, le recouvrement des murs. Il reste l’installation du toit, des fenêtres et de la porte. Le directeur de l’école, Saturnino, nous aide dans les travaux et aimerait avoir terminé le tout pour le 6 janvier. 

Le poulailler a commencé aujourd’hui. L’équipe s’est affairée à transporter les briques. Toute la construction reste à faire. (À suivre…)

Finalement, le composteur n’est pas du tout entamé. Un autre projet à suivre.

Comme vous voyez, nous travaillons sur plusieurs projets en même temps. Nous rencontrons plusieurs défis, mais nous trouvons toujours des solutions. En somme, le travail d’équipe se fait bien, il y a une belle cohésion entre des membres. Le moral est bon!

À demain!

Audray et Maude

Jour 8

Après une bonne nuit de sommeil pour la majorité des participants, et ce malgré beaucoup de pluie encore, les cuisinières nous ont préparé du pain, des fruits et un smoothie pour le déjeuner.  Les participants se séparent entre les deux chantiers à Santiago de Okola et Quilima, et d’autres restent autour de la maison pour faire le ménage, préparer les repas de la journée et se reposer pour se remettre en forme pour pouvoir aller sur les chantiers dans les prochains jours.

À Santiago de Okola, la construction de la serre progresse rapidement.  Ce matin, outre le directeur de l’école, Saturnino, Audray, Maurice, Laurier et Nara, deux parents de la communauté se sont présentés pour piocher, pelleter, tamiser la terre, préparer le ciment, transporter les adobes, pelleter le ciment entre les rangées, passer la truelle pour égaliser et installer les adobes.  Les travailleurs locaux sont dévoués, acharnés, travaillants et motivés.  Lorsque notre groupe a quitté cet après-midi, il y avait 8 rangées déjà installées.  Saturnino pense que nous serons prêts à installer le toit au jour 10.

A Quilima, Richard, Mario, Charles, Maude, Maria, Sun, Lise et Élaine se présentent pour continuer la peinture de la chambre et l’installation du toit.  Sun et Richard continuent la peinture et le reste de l’équipe participent à la préparation et à l’installation du toit avec l’aide de plusieurs Boliviens, hommes et femmes.  Pendant que les femmes coupent et mettent en lanières des jupes, des couvre-matelas, des serviettes, les hommes taillent les poutres à la bonne longueur.  Ensuite, les femmes entourent chacune des poutres avec les lanières de tissus qui sont retenues avec de la ficelle.  Les hommes installent les poutres sur le toit et les maintiennent avec de la broche.  La prochaine étape est de transporter la toile sur les poutres.  Une quinzaine de personnes ont été nécessaires pour faire l’installation puisque le vent se levait et la toile s’envolait.  Le tissu enrobant les poutres a permis de protéger la toile.  La toile a été clouée à l’aide de clous et de carrés de plastique préparés par les Boliviens, en remplacement des rondelles (washers) en utilisant des vieux contenants de plastique.  Avant de quitter, des bandes de caoutchouc faites à partir de retailles de pneus ont été installées pour retenir la toile.  Toute l’équipe a travaillé fort et était très fière du travail accompli.  Il s’agit d’une étape importante du projet. 

Anecdotes : 

Charles a essayé une jupe et a dansé avec une Bolivienne.

Une jeune fille de 15 ans avec un bébé de 3 mois a offert de donner son bébé car le père n’est pas présent.

Richard et Charles ont dévalisé la tienda des goodies en face de l’école de Quilima.

Sun a baptisé un des chiens de Quilima au nom de Noah.

Le chauffeur de taxi nous a attendus de 16 : 00 à 17 : 30 puisque le travail n’était pas terminé et est resté de bonne humeur.

Avis à tous, nous apprécions beaucoup vos commentaires! Écrivez-nous!

A la prochaine!

Élaine et Laurier

Jour 9

Pour ce blogue, nous avons décidé de présenter un bilan de mi-mandat des projets.

À Quilima, il y a 3 projets en cours dans l’école du village

  • Construction d’une serre
  • Maintenance et amélioration des chambres du pensionnat dans l’école
  • Préparation de la construction d’un poulailler

La construction de la serre est presque terminée. Notre équipe s’est affairée sur ce projet depuis notre arrivée. Les murs sont montés, la toile sur le toit est installée, il reste à étendre le reboque, l’installation des fenêtres et de la porte.

Le reboque est une pâte composée de sable et d’eau qui sert à sceller les briques et à recouvrir les murs.

La première chambre a été sablée, réparée et peinturée. La dernière couche de peinture a été donnée. Ce projet a posé beaucoup de défis à notre équipe en raison du manque de matériel, mais nous avons trouvé des solutions pour faire avancer les choses. Présentement, une deuxième chambre est entamée par les travailleurs locaux. Nous sommes maintenant prêts à peinturer. Les fenêtres de chambre brisées sont prêtes à être changées.

Pour le poulailler, notre tâche s’est limitée à transporter les briques, mais ce sera les travailleurs locaux qui en feront la construction à la suite de notre départ. Ce projet est donc terminé pour nous.

À Santiago de Okola, il y a 4 projets en cours :

  • La peinture des fresques (les murales)
  • La construction de la serre
  • La construction d’un poulailler
  • La construction d’une maison de lombricomposteur

La peinture des fresques est terminée (voir le jour 5 du blogue). Notre équipe est fière de ce projet puisqu’il embellit l’espace public communautaire.

La construction de la serre a débuté il y a 3 jours. Les travaux évoluent rapidement puisque les travailleurs locaux sont de la partie. Déjà, les murs sont montés, et les adobes (briques) sont transportées. Un ouvrier prépare constamment le reboque, pour la construction des briques, et éventuellement, le recouvrement des murs. Il reste l’installation du toit, des fenêtres et de la porte. Le directeur de l’école, Saturnino, nous aide dans les travaux et aimerait avoir terminé le tout pour le 6 janvier. 

Le poulailler a commencé aujourd’hui. L’équipe s’est affairée à transporter les briques. Toute la construction reste à faire. (À suivre…)

Finalement, le composteur n’est pas du tout entamé. Un autre projet à suivre.

Comme vous voyez, nous travaillons sur plusieurs projets en même temps. Nous rencontrons plusieurs défis, mais nous trouvons toujours des solutions. En somme, le travail d’équipe se fait bien, il y a une belle cohésion entre des membres. Le moral est bon!

À demain!

Audray et Maude

Jour 7

Aujourd’hui, nous avons plutôt choisi de vous présenter le programme quotidien vécu par tous les membres du groupe. Pour une mise en contexte, nous devons spécifier que nous sommes logés dans deux pavillons; un pavillon central abrite la cuisine, la salle à manger et le salon et héberge toute la gente féminine (sauf Martine qui a rejoint son époux Mario et ils partagent la chambre avec un de leurs amis de longue date, Richard — puisqu’il manquait un lit du côté du pavillon féminin). Dans l’ensemble, l’hébergement est très bien, propre et confortable, sans chauffage mais avec une bonne quantité de couvertures colorées.

PROGRAMME JOURNALIER LES JOURS DE TRAVAIL 

7h30      Petit-déjeuner

Il est entre autres composé de gruau, pain, fruits locaux et boissons chaudes (café, thé).  Au plaisir de la majorité, des participants ont apporté du beurre d’arachide et certains en mettent même dans leur gruau!

8h30      Rencontre de groupe pour planifier activités et attribution des tâches

9h           Départ vers les chantiers

12h30    Lunch

Les troupes reviennent à l’auberge pour y manger un bon repas, souvent une bonne soupe-repas, du pain et des craquelins. Des fruits frais locaux composent régulièrement le dessert.

14h         Retour vers les chantiers

16h30    Retour du travail

18h30    Souper

Après une bonne journée de travail, on retrouve au menu une protéine (poulet, poisson et/ou légumineuse), des patates ou du riz ainsi que des légumes. Les repas sont très bien apprêtés et appréciés de tous. 

À la veille du Jour de l’An, nous avons eu droit à quelques gâteries supplémentaires; un apéro (croustilles et bâtonnets de fromage géants), accompagné de bière et de Coca-Cola selon la préférence de chacun-e. Autre surprise : on nous offre un verre de mousseux pour la soirée. Et les tables avaient été décorées de fleurs et de branches d’eucalyptus.

19h30    Rencontre pour un retour sur la journée, lecture du blog à publier et vos messages reçus avec grande appréciation.

TÂCHES

De façon générale, on s’attend à ce que chaque participant accomplisse au moins une ou deux fois chacune des tâches suivantes :

  • Préparation du petit-déjeuner
  • Préparation du lunch et souper (y compris la vaisselle)
  • Ménage des pavillons
  • Chantiers à Santiago de Okola, et en taxi pour ceux/celles qui se rendent à Quilima (environ 15 min.).
  • Approvisionnement des denrées alimentaires (aux deux jours) : emplettes au marché de Achacachi situé à une heure de route en taxi (ça semble une tâche facile, mais c’est exigeant, car il faut faire le tour des tiendas du marché qui s’étale sur plusieurs rues; cette tâche prend tout l’avant-midi et parfois un peu plus).
  • Rédaction du blogue avec photos à l’appui

CLIMAT

  • Associé au défi du climat, il faut tenir compte de l’altitude de la région (environ 4000 mètres). Certains ont choisi la voie de la prévention en prenant le médicament DIAMOX et d’autres, une fois arrivé sur place, en prenant des tisanes de feuilles de coca.  C’est quand même toute une adaptation !!
  • La température peut varier d’heure en heure selon l’ennuagement (généralement entre 9 et 20 degrés C le jour) et change parfois précipitamment comme le village de Santiago est niché entre des collines et le côté est de l’immense lac Titicaca.
  • Comme c’est la saison des pluies, presque tous les jours, nous avons droit à des averses abondantes, souvent des orages impressionnants (terrifiants pour certains), mais surtout la nuit.
  • On savait le soleil intense et qu’il fallait prévenir avec beaucoup de crème solaire, à moins de vouloir adopter le teint (brûlé) bolivien. 

ANECDOTES

  • Il faut se rappeler que la plomberie est fragile et que le papier de toilette doit être déposé dans les poubelles en tout temps.
  • Les taxis assurent le transport essentiel entre les villages et il faut juger leur ponctualité avec la perspective bolivienne – mettant à profit notre nouvelle attitude JOL (voir notre texte antérieur pour la signification).
  • Malgré toutes les précautions face au soleil intense, certains ont subi des coups de soleil.

Marie-Danielle et Donald

Jour 5

Notre premier projet complété : les murales!

Notre mission avec ce projet était de restaurer les vielles murales effritées avec le temps et d’en peindre de nouvelles sur les murs de l’école de Santiago de Okola, grâce à nos artistes visionnaires.

Notre premier jour de travail consistait à sabler toutes les anciennes fresques pour ensuite les repeindre de blanc. Cependant, nous avons été stupéfaits lorsqu’un préposé qui se chargeait de nous, ajouta une quantité absurde d’eau dans notre gallon de peinture blanche. Résultat : trois gallons de peinture beaucoup trop diluée. Nous avons passé tout l’après-midi à repasser plusieurs couches de cette substance ridiculement liquide. En même temps, nos artistes ont débuté la restauration des anciennes fresques moins endommagées. À notre grand désarroi, il y avait un manque de préparation. Pinceaux, contenants et couleurs variées étaient tous en faible quantité. Cet obstacle nous a ralentis, car la peinture de murs entiers avec de simples pinceaux d’aquarelle ne se fait pas facilement. Notre esprit inventif nous est venu en aide pour combler nos besoins. Par exemple, nous avons coupé des bouteilles de boisson gazeuse que nous avons trouvées au bord de la route pour les transformer en contenant pour les mélanges de peinture. Aussi, nous sommes partis à la chasse aux petites branches qui nous ont servi à brasser les différentes couleurs. Ceci complète notre première journée au travail.

Deuxième jour. Grâce à l’arrivée de nouveaux pinceaux, Anaïs, Chantal et Nara ont pu se lancer dans la création de nouveaux dessins sur les murs de l’école. Une de nous a peinturé deux drapeaux, le bolivien et le canadien, pour représenter l’entraide et l’amitié entre ces deux sociétés. Une autre a dessiné le reflet d’une église dans la pupille d’un œil afin de souligner l’importance de la religion et de la spiritualité au sein de cette communauté. La dernière a peint un papillon coloré pour honorer la vivacité bolivienne. Les autres membres de l’équipe, Sun, Donald, Maude, Annie-Pier, Marie-Danielle, Élaine et Martine, ont poursuivi la restauration des fresques. Cependant, dû à un manque de peinture blanche et jaune, l’équipe a décidé de poursuivre au prochain jour.

Dernière journée. La nouvelle peinture tant attendue nous a permis de déposer les touches finales sur nos œuvres. Cette fois-ci, nous avons appris notre leçon et nous avons pris nos précautions en diluant nos peintures colorées avec de l’essence (les peintures à l’huile nécessitent de l’essence, car elles ne se diluent pas avec l’eau) pour avoir une quantité suffisante de peinture pour finaliser notre projet.

Au cours de ce projet, nous avons dû surmonter plusieurs pépins comme le mauvais temps, le manque de matériel, le soleil brûlant et la fatigue de notre long voyage en avion. Toutefois, avec de la résilience et de la persévérance, nous avons réussi à embellir l’environnement et laisser une trace de notre passage sur les murs de cette école. Nous espérons grandement que nos efforts ne seront pas vains et que nos œuvres seront appréciées par la communauté.

Autres anecdotes de la journée :

L’équipe responsable de la construction de la serre était en route vers Quilima, le village voisin, dans une familiale lorsque le pneu de rechange logé en dessous du véhicule s’est détaché au passage d’un nid de poule. Puisque les travailleurs se retrouvaient tout près du lieu de travail, ils ont poursuivi leur court chemin à pied.

Au retour, la gang de Quilima est repartie en fourgonnette où l’espace était restreint. Un membre de l’équipe s’est retrouvé dans le coffre de la voiture. Dans l’autre taxi, la chauffeuse avait placé son bébé de quinze mois non attaché sur le siège du passager mais, lorsqu’une passagère est montée, elle l’a pris sur ses genoux. On en déduit donc que la ceinture de sécurité n’est pas une obligation dans ce pays.

Jour 6

Première journée de congé, en ce 1er janvier! Un lever tôt pour se rendre à la marina pour prendre un bateau à destination de l’Île du Soleil. La durée du parcours est de deux heures et demie. Le lac Titicaca est calme ce matin mais frisquet. Il y a quand même des braves qui veulent profiter de s’asseoir à l’extérieur pour profiter de la vue. Ils ont vite chercher refuge à l’intérieur lorsqu’un nuage a décidé des siennes. Heureusement, le soleil nous accueille sur son île!

Notre guide Mario (pas Mario Picard, l’un des nôtres) nous attend pour l’ascension. Nous avons fait plusieurs arrêts pour reprendre notre souffle car la première partie consiste à gravir 200 marches en longeant le ruisseau de la jouvence. Plusieurs vendeuses d’artisanat sont déjà sur place pour vendre leurs produits. À notre grand plaisir, nous avons rencontré plusieurs animaux lors de l’ascension; lamas, alpagas, moutons, ânes, etc.

Notre but est un lieu sacré au sommet du Cerro Quenuani à 4 050 m d’altitude avec une vue à 360 degrés, incluant l’île de la Lune, une bonne partie du lac Titicaca et même le Pérou. Nous avions commencé notre journée à 3 820 m d’altitude. Après une pause, nous amorçons la descente vers la terrasse du restaurant où nous mangeons à l’extérieur en ce 1er janvier. Nous avons pensé à nos proches qui avez probablement les pieds dans la neige!

Avant notre pause dîner, notre guide nous donne quelques explications sur le Palacio del Inca, construit sur deux niveaux qui serait l’œuvre de l’empereur Tùpac Yamanqui datant du 15e siècle, depuis restauré.

Notre dîner de truite, riz et légumes est apprécié après cette belle randonnée avec un dessert de banane au chocolat.

Le bateau nous attend pour le voyage du retour. Le lac est encore calme et la température est clémente.

L’équipe bolivienne (Teresa, Rocio et la mère de Rocio) s’est jointe à nous pour l’excursion sur l’île du Soleil.

Anecdote #1: Au même moment où les personnes ont cherché refuge, nous avons failli perdre un des deux moteurs. L’équipage a vite sécurisé l’équipement pour nous amener à bon port!

Anecdote #2: L’éclair et le tonnerre nous privent d’électricité pour quelques heures. En plus, le réservoir d’eau d’une des résidences a une fuite et le propriétaire est vite venu le réparer. La vaisselle s’est faite à la lampe frontale.

Nous souhaitons une Bonne Année à nos familles et amis(es), santé, bonheur et joie.

Nicole et Richard

Voici les photos du jour 2

Jour 3

Au cours de la nuit, nous avons vécu notre premier orage en montagne avec ajout de grêle, de vent et de neige.  Malgré le sommeil perturbé, nous nous sommes levés à l’heure habituelle avec un magnifique soleil pour prendre le déjeuner en groupe vers 7h30. Nos cuisinières sont extraordinaires. Elles réussissent à préparer des repas nutritifs et savoureux pour 24 personnes! Des équipes différentes se relaient à tous les jours pour les aider dans les tâches afin de les alléger, et en retour nous développons notre espagnol.

En avant-midi, certains membres du groupe ont été au village de Quilima afin de poursuivre les travaux de la serre. Lise, Richard et Audray se sont rendus à Carabuco, un village à 20 minutes, en taxi afin de vous faire parvenir des nouvelles du groupe. D’autres se sont rendus à l’école afin de poursuivre les fresques initiées la veille.

Grâce à Donald, nous appliquons un nouveau mantra, le JOL. Cette philosophie signifie la résilience et le dépassement de soi.

J : non-jugement

O : ouverture d’esprit

L : lâcher prise

Durant l’après-midi, des nuages sont apparus mais dame nature était de notre côté donc, poursuite des travaux en cours. Un nouveau projet a débuté au pensionnat du village de Quilima. Une équipe composée de Marie-Danielle, Donald, Martine et Richard s’est rendue sur les lieux pour analyser les travaux à effectuer. L’objectif du projet est de réparer et rafraichir les lieux.

Quelques anecdotes :

  • Donald a fait son lavage. Son linge ainsi que ses souliers ont passé la nuit à l’extérieur pendant l’orage. Ses vêtements se sont donc bien fait rincer et il a dû emprunter des souliers pour accomplir sa journée de travail.
  • Anaïs, la petite-fille de Donald, a perdu un soulier. Nous soupçonnons qu’un chien a voulu s’amuser!
  • Maurice a développé un talent pour fouetter les 18 blancs d’œufs avec deux fourchettes afin de cuisiner un bon gâteau aux bananes.
  • Chantal, Maude et Annie-Pier se sont rendus au Lac Titicaca pour tenter de trouver la fameuse grenouille géante. Elles ont de belles photos, mais aucune grenouille!

Chantal et Annie-Pier

Jour 4

Pour notre troisième journée de travail, les équipes sont prêtes à se mettre à l’œuvre après un copieux déjeuner préparer par nos cuisinières et deux de nos collègues.

Elaine, Josée, Maurice et Nicole partent pour se rendre au marché de Achacachi pour acheter des aliments pour nourrir le groupe. Après un long trajet, ils arrivent à destination et le chauffeur de taxi les informe qu’ils ont 30 minutes pour faire les achats. Suite à des discussions, ils ont obtenu une prolongation de 15 minutes. Elles ont accompli un miracle! Ils sont arrivés deux minutes en retard mais le chauffeur était en train de dîner. Ils ont dû attendre qu’il termine pour quitter et revenir à Santiago de Okola.

Puis trois équipes se rendent à Quilima (photos à l’appui) :

  1. Audray, Laurier, Maria et Mario ont utilisé des pics et des pelles pour ramasser du sable pour éventuellement faire de la boue et l’étendre sur les murs à l’intérieur de la serre.
  2. Donald s’applique à boucher les trous avec ciment sur les murs de la chambre du pensionnat alors que Martine, Sun et Lise sablent les murs (voir leur look). Sun mélange des couleurs pour obtenir la couleur ‘marfil’ demandée par Teresa.
  3. Charles et Marie-Danielle déplacent les briques à la main trois à la fois jusqu’à ce qu’ils découvrent une brouette. Ces briques serviront à construire le poulailler.

Il ne faut surtout pas oublier nos collègues qui mettent la main à la pâte à la cuisine, à la vaisselle et au ménage. Ils nous ont cuisiné une excellente truite pour souper.

Comme vous pouvez le constater nos projets avancent lentement mais sûrement. Il nous faut tout de même être résilients et respecter le rythme de la Bolivie.

Quelques anecdotes :

  • Un ouvrier de la serre devait revenir nous aider et apporter un tamis mais il ne s’est jamais présenté (JOL).
  • Nous sommes 9 à revenir dans une Toyota Matrix! Quatre hommes sont installés dans la valise avec un bidon de 5 gallons de peinture!  Quatre femmes sont assises sur le siège arrière et une sur le siège avant avec la chauffeuse de taxi.
  • Notre chauffeuse de taxi conduisait pieds nus et est même sortie du véhicule pour ouvrir la valise pour faire sortir les hommes. Elle marchait pieds nus sur un chemin de gravier!

Bonne année à tous ceux qui suivent nos péripéties.

Martine et Mario

Jour 1 –

Ottawa- Gatineau – Newark – Lima- La Paz – Achacachi – Quilima – Okola-

C’est parti, notre aventure commence!

Tout d’abord, le trajet en avion s’est bien passé. Aucun pépin ne s’est produit dans les aéroports. Nous étions fébriles et excités de commencer l’aventure. Dès notre arrivée à l’aéroport de La Paz, le groupe a dégusté un premier bon mate de coca (boisson chaude locale). Un autobus voyageur nous attendait pour aller à notre destination finale. En route, nous nous sommes arrêtés à Achacachi, dans un marché au milieu d’une place publique pour acheter quelques aliments afin de préparer nos repas. Une centaine de petits kiosques alignés vendaient une panoplie d’articles de toute sorte. L’ambiance était conviviale et attachante. Les Boliviens nous souriaient et parfois ricanaient de notre présence. Ils n’hésitaient pas à nous proposer leurs articles à vendre. Ils portaient de très beaux vêtements colorés surtout les femmes avec leur chapeau rond, leur coiffure tressée, et leur magnifique polleras (plusieurs jupes superposées). Quelle belle culture, colorée et vibrante!

En poursuivant notre route vers Okala, nous nous sommes arrêtés à Quilima, un petit village à 10 minutes de notre destination où, à notre grande surprise, une cérémonie d’accueil nous attendait. Dès notre sortie de l’autobus, les dirigeants de l’école et du village nous ont remis d’énormes colliers de fleurs en nous lançant une poignée de confettis. Ils nous ont ensuite serré la main tout en nous faisant une accolade. Par la suite, nous nous sommes dirigés vers l’école du village afin de déguster un délicieux repas préparé par les locaux (truite du lac Titicaca). Lors de cette occasion, les dirigeants de l’école et du village nous ont adressé un mot de bienvenue. Nous avons pris quelques minutes pour visiter l’école, l’endroit où la serre (l’un de nos projets de construction) sera construite. D’ailleurs, les fondations étaient déjà installées. Après 29h de déplacement, nous voilà enfin arrivés à destination – Santiago de Okola – situé sur le bord du lac Titicaca. Le groupe a eu la chance de constater la beauté du paysage et des lieux de notre hébergement. En effet, nous y avons découvert nos deux charmantes habitations. Malgré le charme des lieux, l’eau et le fonctionnement de quelques équipements nous ont causé quelques défis, mais avec la débrouillardise des Boliviens et la résilience du groupe, nous avons trouvé des solutions. Après une bonne nuit de sommeil bien méritée, nous sommes maintenant prêts à entamer notre aventure!

À bientôt!

Audrey et Maude

Jour 2

Tout le monde se lève à 7 heures après une longue nuit de sommeil. La journée de la veille avait été dure et tous avaient bien hâte d’entrer sous les couvertures. Les deux personnes chargées de la cuisine nous avaient préparé du bon gruau liquide, à la mode d’ici, avec une abondance de fruits. Après, nous avons tenu une réunion pour la distribution des tâches.

C’est alors que nous avons appris que Josée et Maurice s’étaient levés bien avant les autres pour aller au marché, mais ont dû y renoncer parce que le taxi n’est pas venu. Pendant la réunion, il a été entendu que Josée irait à un autre marché en compagnie de Laurier. Les deux personnes qui avaient fait le déjeuner sont restées pour faire la vaisselle et préparer les repas du reste de la journée. Deux personnes ont été chargées du ménage, quatre sont parties sur le chantier de la serre et huit autres sont allées peindre des murales.

L’équipe chargée du marché s’est butée à des portes fermées parce qu’il était trop tard. À 11 heures, tout était vendu. La plupart des marchands étaient partis. Il a quand même été possible de trouver quelques légumes et des articles ménagers.

L’équipe chargée de la serre se bute d’abord à une porte fermée. C’est que la serre est construite dans la cour de l’école primaire de Quilima, et cette cour est entourée d’une grille fermée à clé puisque c’est les vacances de Noël. Mario cogne, Maurice secoue la grille et tout ça fait un beau vacarme. Une personne qui avait les clés de la grille est magiquement venue de l’autre côté de la rue pour nous ouvrir la porte après avoir vérifié qu’on était là pour de bonnes raisons. En arrivant sur le chantier, on constate qu’il y a déjà plusieurs personnes au travail. On nous dit que nous serions utiles pour transporter les briques d’adobe de la pile jusqu’à la serre, une par une, en montant et redescendant le talus à chaque fois. (Il s’agit d’une serre dont les quatre murs sont opaques. Seul le toit sera en toile translucide. Ce type de serre s’est avéré très efficace dans la région.) Mario a donné quelques conseils à un maçon pour améliorer sa façon de travailler et le maçon a apprécié et modifié sa méthode. Ensuite, l’équipe d’Amitié Gatineau-Monde est devenue tellement efficace à faire la chaîne pour le transport des briques que les maçons n’avaient plus une seconde de répit. Nous les avons épuisés. Isabelle avait de si beaux gants de travail achetés au Dollarama que les ouvriers voulaient les lui échanger contre toute leur provision de Coca-Cola.

L’équipe chargée de la peinture devait refaire une immense fresque sur les murs qui ceinturent la cour de l’école primaire de Santiago de Okola, parce qu’elle était abimée et pâlie par le soleil. Cette fresque est composée d’une série de tableaux différents. Trois d’entre eux n’ont besoin que d’un rafraîchissement; d’autres ont été repeints en blanc pour être couverts d’un dessin entièrement nouveau qui sera conçu et réalisé par certaines artistes au sein de l’équipe. Les peintres ont eu de la difficulté à se procurer des pinceaux. Ils doivent se contenter de rouleaux ou de pinceaux pour l’aquarelle. Ils ont aussi été stupéfaits de voir les responsables boliviens faire trois gallons de peinture avec un en y ajoutant de l’eau.

Les équipes de la serre et de la peinture reviennent dîner à l’auberge. Une bonne soupe au quinoa et aux légumes réconforte les troupes. Le transport entre les sites de travail et l’auberge se fait en taxi. En fin de journée, étant donné que Josée n’avait pas trouvé de viande au marché, et qu’on a trouvé un poulet de 2 kg dans le congélateur, les cuisinières ont préparé du riz et des légumes et y ont ajouté le poulet en petits morceaux, réussissant ainsi à très bien nourrir 24 personnes.

A la prochaine! Des photos de la journée suivront.

Isabelle et Laurier