Les photos d’Isabelle
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Les photos de Maria
Les dernières journées en Bolivie se déroulent à La Paz, la capitale administrative du pays. Nous avons logé à l’hôtel Sagarnaga, un charmant petit hôtel situé en plein centre-ville dans la zone touristique.
La première journée, on a visité le centre-ville, la basilique San Francisco, la cathédrale, la zone administrative (Plaza Murillo avec les édifices gouvernementaux). On s’est ensuite baladé sur la rue Jaén dans laquelle s’alignent les musées, qui étaient fermés (lundi oblige), sauf le musée des instruments de musique qui est un musée privé, que certains ont visité. D’autres en ont profité pour visiter la boutique/galerie de l’artiste Roberto Mamani Mamani qui était justement sur place. Nous avons ensuite bénéficié d’une visite de groupe en français du musée ethnographique : un musée fort intéressant d’envergure internationale.
En après-midi, Teresa, notre partenaire, nous a fait faire un tour de ville en téléphérique. Nous avons eu droit à presque toutes les lignes. Une compagnie autrichienne a assuré la construction du téléphérique, qui a commencé en 2014 et qui compte maintenant 10 lignes, tout comme des lignes de métro. D’ici 2030, il devrait compter 16 lignes. C’est ce qui sert de transport en commun dans cette ville accrochée à flanc de montagnes. La vue est certainement plus belle que dans le métro de Montréal.
La soirée a été consacrée à une visite de La Paz de nuit. Nous nous sommes arrêtés au Monticule, situé dans le quartier de Sopocachi. Ce site compte divers monuments. C’est un parc, une rare oasis de verdure, et les amoureux le fréquentent. Nous nous sommes aussi arrêtés au ‘mirador’ de Killi Killi avec une vue imprenable sur la ville. Un troisième arrêt s’est fait au marché des ‘alasitas’, qui était fermé, mais nous avons eu le temps de faire la visite le lendemain. Les ‘alasitas’ sont des miniatures qui représentent diverses denrées et objets qui, dit-on, quand on les achète avec conviction, nous permettent de les posséder dans l’année!!! L’avenir le dira pour ceux qui ont acheté une auto, une carte de bonne santé, etc.
Au cours de la matinée de la dernière journée, nous avons visité la ‘Valle de la luna’. Il s’agit d’un complexe de formations en argile qui plaisent aux photographes et aux amateurs de nature – un désert miniature à 20 minutes du centre-ville.
L’après-midi a été réservé aux achats. On n’avait pas loin à aller puisque la rue Linares et le marché des sorcières étaient situés à deux pas de notre hôtel.
Pour le dernier souper, un orchestre de musique traditionnelle nous attendait. Ceux qui avaient encore du souffle ont dansé au son du charango et de la zampoña.
Lise et Isabelle



Après une nuit très bruyante (orage et aboiements de chiens) dans notre charmante auberge de Copacabana et un petit déjeuner, l’autobus se pointe près d’une demi-heure à l’avance. On doit le souligner puisque c’est bien la première fois que ça arrive depuis le début de notre voyage! Arrêt pour voir un beau point de vue de Copacabana. On refait la route pour prendre le traversier de nouveau. Cette fois, c’est plus tranquille que la veille où les finissants du service militaire étaient recueillis par leur famille. Finalement vers 13:00, on arrive à Tiwanaku, un site archéologique pré-inca dont la Porte du soleil est l’édifice le plus important. Surprise! Le coût est de 100 bolivianos pour les étrangers et seulement 15 bolivianos pour les Boliviens. On mange et on rencontre notre guide qui nous raconte toutes les connections qui existent entre le ciel, la terre et ce qui se trouve sous la terre. Elle offre à chacun une amulette et nous en donne la signification. Après la visite des vestiges, le groupe va visiter le musée.
Finalement, on dépose les bouteilles d’eau à El alto et on arrive à La Paz pour découvrir la cuvette. La population de La Paz est de près de deux millions et celle d’El Alto d’un peu plus d’un million. C’est vraiment impressionnant. On loge dans un charmant hôtel dans la zone artisanale de La Paz. On prend le souper à l’hôtel.
Élaine et Lise


Grand jour de départ de Santiago de Okola vers Copacabana
Le départ est prévu par autobus à 9h mais les troupes sont prêtes dès 8h30, avec sa montagne de bagages. Et le chauffeur arrive passé 9h30 (selon la coutume bolivienne). Je suis arrivé à l’heure, a-t-il dit, mais je me suis arrêté pour déjeuner !!!
La route vers Copacabana est spectaculaire, très sinueuse dans les montagnes et offre des paysages époustouflants. En fait on contourne une partie du lac Titicaca et le trajet comprend un passage sur traversier, les passagers et l’autobus se retrouvant sur des embarcations séparées. Le trajet devait durer 2 heures mais, tradition bolivienne oblige, il dura un plus de 4 heures.
Copacabana est une ville très touristique. Les rues sont remplies de tiendas et de restaurants. Une réservation nous offre un premier repas en resto depuis notre arrivée en Bolivie et les participants s’offrent diverses douceurs (genre boissons gazeuses et verre de vin) et les frites (normalement à éviter) sont excellentes. Une visite à la Basilique, bâtiment imposant au cœur de la ville, est un incontournable. On assiste d’ailleurs à une journée de bénédiction de voitures garnies de fleurs pour l’occasion.
Une fois installés dans un petit hôtel confortable, La Casa del Sol, les participants ont une première occasion de renouer avec l’internet !!Ensuite, ils ont l’après-midi libre pour explorer la ville. Chacun fait son programme avant d’entrer pour une bonne nuit de sommeil.
C’est un court séjour d’une nuitée nous menant vers notre destination ultime de La Paz.
Marie Danielle et Donald




Dernière journée sur les chantiers, mais sans travailler, tel que mentionné hier! C’est la cérémonie des représentants électoraux des villages de Quilima en matinée et en après-midi à Santiago de Okola.
Comme toujours dans de telles occasions, les cérémonies s’étirent en longueur! Ce que nous ne savions pas, les élus attendaient que le camion de livraison des lits arrive pour débuter. Enfin, le voilà! Nous aidons au déchargement.
Aussitôt fait, la cérémonie commence avec des discours et la remise de cadeaux d’une part et d’autre. Nos deux chefs de projet, Lise et Josée, reçoivent chacune un joli châle, Mario et Charles furent récompensés pour leur dévouement exceptionnel à tous les jours avec un joli foulard. Étant donné le retard de la livraison, le dîner est aussi retardé.
Après le dîner, les participants qui ont bénéficié des services de santé hors pair durant le séjour remercient la docteure et les deux infirmières avec des cadeaux.
Le chauffeur de taxi, Don Alberto qui est aussi un responsable de l’église nous offre la visite de l’église de la communauté Santiago de Okola avant le début des festivités, vers 14 h 45.
Toute une surprise nous attend avec de la musique, de la danse et des amuse-gueules. Les remerciements s’étirent comme ce fut le cas en matinée. Nous participons à la consécration de la serre avec la cérémonie au champagne (bouteille brisée sur une roche). De plus, nous sommes initiés à l’offrande de la feuille de coca. Chaque participant doit choisir quatre feuilles de coca, les déposer dans un verre et ce, à deux reprises; les hommes d’un côté et les femmes de l’autre. Par la suite, des représentants de la communauté se rendent à la serre pour enterrer ces feuilles en guise d’offrande à la “Pacha Mama” afin d’assurer une récolte abondante!
Une cérémonie et des adieux dont nous nous rappellerons longtemps.
Nicole et Richard




En route vers Achacachi, nous admirons le paysage que nous n’avons pas pu apprécier à sa juste valeur lors de notre arrivée le 27 décembre en raison de la fatigue. Durant le trajet, le chauffeur de taxi, Don Alberto, pose plusieurs questions à Lise sur le Canada.
Au marché d’Achacachi , nous trouvons des fruits placés en monticule, des légumes, de la viande, des épices, des conserves, des denrées sèches, des produits d’hygiène, etc.
Nous suivons Lise qui a l’habitude de faire les achats. Une dame hache un morceau de bœuf devant nous et accepte que Charles la prenne en photo. Au kiosque voisin où nous achetons les fruits, nous entendons un enfant pleurer. La dame prend son fils l’embrasse et ensuite lui donne le sein tout en servant un client. Notre dernier arrêt acheter 60 pains et elle nous offre deux pains comme yapa …un petit plus quand on fait de bons achats.
Lise nous fait remarquer que les prix sont moins élevés lorsque Veronica fait les achats avec elle. Les denrées sont malheureusement souvent plus chères pour les étrangers. Nous avons même observé cette tendance au village de Santiago de Okola.
Nous nous arrêtons à la banque Union pour retirer de l’argent pour payer certaines dépenses encourues et payer les lits pour les pensionnats de Quilima et de Santiago de Okola. Une surprise nous attend, le guichet doit être réinitialisé et nous avons attendu 45 minutes pour effectuer les retraits. Notre chauffeur a été patient mais il a faim et soif. Charles va lui acheter un Fanta et Lise lui donne un pain.
Sur le chemin du retour, nous arrêtons déposer les vitres achetées à Achacachi à l’école de Quilima afin que Charles les installe le lendemain.
Anecdote
Au guichet électronique, les clients s’impatientaient parce que Lise faisait beaucoup de transactions. Lorsque notre super Mario (deux fois la taille d’un Bolivien) est sorti pour leur demander de patienter, personne n’est intervenu par la suite pour nous demander de nous presser.
Martine et Charles

Aujourd’hui, Nicole, Maurice et Lise sont allés faire quelques derniers achats et surtout retirer de l’argent dans la ville de Chaguaya, où la banque est ouverte un jour par mois. Par chance, c’était aujourd’hui. Déception : il n’y a pas de guichet à cette banque et les ententes entre banques boliviennes et canadiennes ne permettent pas les retraits en personne. Comme il faut toujours tout payer comptant ici, pas le choix, il faudra se taper deux heures de route pour se rendre de nouveau à un guichet à Achacachi.
Nos travaux manuels se terminent pratiquement aujourd’hui. À Quilima, la serre est terminée et les deux chambres d’enfants sont complètement rénovées, l’une par nos soins et l’autre par des habitants de la communauté. Le poulailler sera construit par la communauté. À Santiago, la serre est également terminée. On y a même déjà étalé un voyage de bonne terre, une terre quand même pleine de roche et d’herbe qu’il a fallu pelleter et transporter à la brouette sur une centaine de pieds, avant de s’asseoir en groupe dans la serre pour patiemment casser les mottes à la main en suant abondamment. Il ne manque que le toit au magnifique poulailler qui comporte un patio et un ‘dormitorio’. N’oublions pas non plus que la somme de nos réalisations comprend aussi une fresque peinte sur le mur de l’école de Santiago.
Les talents des artistes qui ont peint cette fresque ont été de nouveau sollicités. Un spécialiste en maçonnerie a aménagé un beau carré bien blanc sur la façade des deux serres, où le trio d’ados, armé de pinceaux achetés ce matin, a peint la signature d’Amitié Gatineau-Monde, ornée de traces de mains de toutes les couleurs. Un taxi les a amenées ce matin à Quilima, et le chauffeur leur a donné une heure pour réaliser leur œuvre. Elles ont pu se rendre à pied à l’école de Santiago cet après-midi et prendre tout leur temps pour la deuxième affiche.
Une fois leur travail terminé, les filles ont eu le bonheur de trouver une tienda enfin ouverte où elles ont pu faire le plein de friandises. Certains d’entre nous sont allés monter le dragon, d’autres sont allés se baigner dans le lac. Pour la première fois, nous avons interrompu notre souper pour aller assister au coucher du soleil sur le lac. Nous sommes revenus prendre le dessert assez rapidement, ayant assez enduré le vent glacial qui se lève tous les soirs.
La soirée s’est terminée avec des jeux de société, selon une tradition maintenant établie.
Anaïs, Annie-Pierre, Isabelle, Nara

Jour 13
De retour au travail après notre journée de congé. Nous sommes sur les sites afin de poursuivre les projets. À Quilima, nous finalisons le rafraîchissement des chambres du pensionnat de l’école. Il ne reste que deux fenêtres à changer. Tout le monde est satisfait du travail accompli. À Okola, nous débutons les fondations du poulailler. La base de ciment est faite. Nous entamerons la construction des murs demain. Étant donné le travail avancé, nous compléterons le projet des chambres avec l’achat de lits superposés et de matelas pour les enfants boliviens de Quilima et de Okola.
Mise à part les travaux, certaines personnes ont profité de la température agréable pour aller se baigner dans le lac Titicaca.
Aujourd’hui a été une journée spéciale car nous avons célébré deux anniversaires…celui de Lise et Chantal. Nous complétons le souper avec deux beaux gâteaux personnalisés. Nous leur offrons également en cadeaux deux jolies plantes qui seront installées dans les cours d’école pour les enjoliver et laisser un souvenir additionnel de notre passage.
Laurier et Audrey





Jour 12
Aujourd’hui, repos bien mérité après six jours consécutifs de travail. Après un ‘reboque’ intensif, nos troupes avaient besoin d’un peu d’eau chaude pour faire décoller la terre! Nous nous sommes donc rendus au village Las aguas termales (4 200 m) situé à 15 km de notre résidence ce qui représente une heure de trajet sur une route accidentée et rocailleuse. Paysages montagneux parsemés de petites maisons. Nous avons eu droit à une heure de bain dans les eaux thermales précédée d’une visite guidée du secteur par un responsable du site touristique. Lors de cette visite, nous avons fait un premier arrêt dans une distillerie désaffectée depuis 60 ans. Notre guide aurait souhaité un appui d’Agmonde pour en faire un site historique. Nous sommes montés pour voir la source des eaux thermales. L’eau était super chaude et non sulfureuse. Des locaux faisaient leur lessive dans un bassin alimenté par les eaux thermales.
Notre guide nous a invités à partager notre repas sur son terrain bien pittoresque où broutaient quelques lamas. Ce repas nous a permis de reprendre des forces.
Au retour, nous nous sommes arrêtés au port de Chaguaya pour marcher sur le débarcadère et être ensuite accueillis par un militaire qui s’est pressé de venir nous avertir de quitter les lieux.
Nous avons poursuivi notre route au centre-ville où quelques tiendas étaient ouvertes pour faire des provisions. À 25, les provisions s’épuisent rapidement!
Après cette journée de repos, nous sommes prêts à reprendre la pioche, la pelle et le pinceau pour nos quatre derniers jours.
Nous aimerions partager également l’expérience que nous avons vécue avec la communauté d’Okola lors de leur rencontre mensuelle. Avec les services de santé du village (la ‘doctorita’ Fabiola accompagnée de ses deux infirmières), Maude et Lise ont présenté le projet de serviettes sanitaires aux femmes du village. Les services de santé en assureront la distribution. Cette expérience a été très intéressante sur le plan culturel.
Au plaisir de lire vos commentaires.
Lise et Josée




Jour 11
Dans le blogue d’aujourd’hui, nous avons décidé de vous parler de la superbe équipe médicale à laquelle nous avons accès et à laquelle nous avons dû faire appel cette semaine car deux de nos participants ont été indisposés
Santiago de Okola bénéficie d’un Centre de santé (Centro de Salud) situé très près de notre lieu d’hébergement. Mais à notre grande surprise et au bonheur de nos malades, au lieu que ceux-ci aient à se rendre au centre de santé, c’est l’équipe médicale qui est venue sur place pour s’occuper d’eux. Nos malades souffraient de dérangements intestinaux, maux de tête et de fièvre (malaises communs lors de voyages en altitude).
Il faut savoir que cette équipe était composée d’un médecin et de deux infirmières. De façon générale, ils venaient deux fois par jour pour faire une vérification complète des signes vitaux des malades (prise du taux d’oxygène dans le sang, de la température, du rythme cardiaque et de la pression artérielle). Les autres participants qui le désiraient, pouvaient avoir accès à leurs services eux aussi. Étonnamment, leur visite était gratuite! Dans le cas des médicaments, on devait les payer; cependant leur prix était dérisoire. Par exemple, les antibiotiques pour un patient coûtaient 10 bolivianos (environ 2$ CAD).
Lorsque la situation d’un patient a semblé un peu plus inquiétante, une équipe médicale de plus grande expérience est venue sur place, elle aussi, pour confirmer le diagnostic et offrir le traitement nécessaire. Par la même occasion, nous avons appris qu’une ambulance pouvait être disponible à très court avis, si la condition d’un patient nécessitait l’hospitalisation (ce qui ne fut heureusement pas le cas).
L’équipe médicale locale a insisté pour revenir (une dernière fois, on l’espère) afin de s’assurer de leur pleine récupération, même si les patients étaient complètement rétablis. Nous les avons aussi invités pour un repas afin de les remercier de leurs bons services.
Grâce à cette expérience, on a pu voir à l’œuvre toute la solidarité et la bienveillance des participants à l’endroit des patients pour appuyer leur récupération que ce soit en leur rendant de petits services, leur rappelant de prendre leurs médicaments ou simplement en leur faisant de petites visites pour vérifier leur état.
Comme vous pouvez le voir, chers proches et amis, il n’y a pas d’inquiétude à avoir, puisque nous sommes entourés d’un très bon service médical ainsi que de collègues réconfortants et compatissants.
Merci de nous avoir lu!
Anaïs et Marie-Danielle
